Je pourrais te montrer, pour y aller c’est très facile. Ferme les yeux et laisse s’entremêler tes cils, déjà nous y voilà. Bienvenue sur la baie.

Namal, Tel Aviv, Israël
(« La baie », de Clara Luciani)
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J’ai deux bras comme toi, deux mains au bout des bras, dix doigts comme toi, dix doigts comme toi, et j’ai peur parfois. Oui j’ai peur comme toi que ça ne suffise pas. J’ai deux jambes comme toi, deux jambes qui marchent droit, et j’avance comme toi. Et j’avance comme toi.

Jaffa, Tel Aviv, Israël
(« Comme toi », de Clara Luciani)

Toi, ta peau et tes os, dis-moi où tes pas te mènent et dis-moi qui tu aimes, toi qui me tourne le dos. On pourrait se trouver beaux mais on ne se regarde pas, non, on ne se voit pas. Si tu savais comme j’aimerais te parler pour rien, te parler juste comme ça, rien que deux ou trois mots qu’on échangerait tout bas. Et ajuster nos egos, parler des jours de chance qu’on attend presque plus, divertir nos errances, à l’aune du temps perdu. Te parler pour rien.

Rue Saint-Maur, Paris 11ème
(« Te parler pour rien », de Hoshi)

Où que se cache l’espoir, il suffit d’y croire. Et qu’importe ce que nous renvoie le miroir. Il suffit d’y croire. Tant pis pour les idées noires, on va pas éteindre le soleil, ni les étoiles dans le ciel. Il suffit d’y croire.

Rue saint-Maur, Paris 11ème
(« Il suffit d’y croire », de Hoshi)

On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.

Canal Saint-Martin, Paris 11ème
(« On ne badine pas avec l’amour », d’Alfred de Musset)