Où va-t-on quand on veut du jour au lendemain échapper à l’ordinaire, trouver l’incomparable, la fabuleuse merveille ?

Jaffa, Tel Aviv, Israël
(« La mort à Venise », de Thomas Mann)
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Toi, ta peau et tes os, dis-moi où tes pas te mènent et dis-moi qui tu aimes, toi qui me tourne le dos. On pourrait se trouver beaux mais on ne se regarde pas, non, on ne se voit pas. Si tu savais comme j’aimerais te parler pour rien, te parler juste comme ça, rien que deux ou trois mots qu’on échangerait tout bas. Et ajuster nos egos, parler des jours de chance qu’on attend presque plus, divertir nos errances, à l’aune du temps perdu. Te parler pour rien.

Rue Saint-Maur, Paris 11ème
(« Te parler pour rien », de Hoshi)

Où que se cache l’espoir, il suffit d’y croire. Et qu’importe ce que nous renvoie le miroir. Il suffit d’y croire. Tant pis pour les idées noires, on va pas éteindre le soleil, ni les étoiles dans le ciel. Il suffit d’y croire.

Rue saint-Maur, Paris 11ème
(« Il suffit d’y croire », de Hoshi)

On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.

Canal Saint-Martin, Paris 11ème
(« On ne badine pas avec l’amour », d’Alfred de Musset)