Marcher droit, tourner en rond.

Sur un mur, Paris 11ème
(« Marcher droit, tourner en rond », d’Emmanuel Venet)
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Toutes les illusions de la mémoire, tous les rapports ardents du silence et des rêves, tous les chemins vivants, tous les hasards sensibles, je suis au coeur du temps et je cerne l’espace.

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Square Maurice Gardette, Paris 11ème
(« L’amour la poésie », de Paul Eluard)

Résiste, prouve que tu existes, cherche ton bonheur partout, va, refuse ce monde égoïste, résiste, suis ton cœur qui insiste, ce monde n’est pas le tien, viens, bats-toi, signe et persiste.

Paris 20ème
(« Résiste », de France Gall)

Ces livres prenaient soin de moi. Bien sûr ils me bousculaient, ils étaient crus dans leur exigence de vérité mais ils substituaient au silence, à l’angoisse et à l’isolement non pas le baume de la consolation mais la contemplation du vivant. Ni à genoux, ni à moitié mort, ni objet : debout, bel et bien en vie, sujet.

Another Misspent Portrait of Etienne de Silhouette, de Christian Capurro, Maison Collongue, Lourmarin, Luberon, Provence-Alpes-Côte d’Azur
(« Nos vies romancées », d’Arnaud Cathrine)

Il y a toutes ces empreintes, de lèvres, rouges, roses, bleues, comme des éclats de désirs, comme des débuts d’histoires, ou des fins, peut-être, comme des mots à peine nés et déjà oubliés, je me demande jusqu’où j’ai le droit de rêver.

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Tombe d’Oscar Wilde, Cimetière Père Lachaise
(V.)

 

Tu es l’entre-deux, la note suspendue, l’équilibre fragile. Tu es le vacillement qui contient la chute, tu es le fa dièse qui frôle le sol, un presque sol, tu es la défaillance retenue d’extrême justesse, tu es le bord de l’abîme. Tu es ce qui pourrait être et qui n’est pas, tu es un possible. Tu es cette note en mouvement obligé vers une autre, qui voudrait se confondre avec elle, et qui ne se confond pas. Tu es la note sensible.

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Sur les murs d’une cave, rue Saint-Maur, Paris 11ème
(« La note sensible », de Valentine Goby)