Ça m’a toujours sidérée cette façon qu’ont les gens de trouver partout, tout de suite, leur place, comme si elle n’attendait qu’eux et que c’était la chose la plus évidente du monde. Moi, je ne sais jamais où est ma place.

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Chez Lui, Rue Saint-Maur, Paris 11ème
(« Rien de grave », de Justine Lévy)
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Tu es l’entre-deux, la note suspendue, l’équilibre fragile. Tu es le vacillement qui contient la chute, tu es le fa dièse qui frôle le sol, un presque sol, tu es la défaillance retenue d’extrême justesse, tu es le bord de l’abîme. Tu es ce qui pourrait être et qui n’est pas, tu es un possible. Tu es cette note en mouvement obligé vers une autre, qui voudrait se confondre avec elle, et qui ne se confond pas. Tu es la note sensible.

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Sur les murs d’une cave, rue Saint-Maur, Paris 11ème
(« La note sensible », de Valentine Goby)

Je veux faire confiance au monde, je veux garder ma fragilité, parce qu’elle donne l’écriture, elle donne les yeux qui regardent vraiment.

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Les Larmes, photographie de Man Ray
(« Mes mauvaises pensées », de Nina Bouraoui)

Nous sommes des maisons hantées par des plaintes dont on ne sait plus à qui elles appartiennent mais qu’on a fait nôtres. Ce qui nous reste à nous, c’est un manque.

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Exposition Beau doublé, Monsieur le marquis !, Sophie Calle et son invitée Serena Carone, Musée de la Chasse et de la Nature, Paris 3ème
(« Eloge du risque », de Anne Dufourmantelle)

La passion est une disposition qui naît en nous depuis l’enfance, que l’on peut faire croître ou diminuer mais totalement altérer, jamais.

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Ecole 42, Boulevard Bessières, Paris 17ème
(« Eloge du risque », de Anne Dufourmantelle)