Quand naît l’envie d’écrire, l’envie de tout te dire, je reste silencieuse, je me fais les mains creuses. Quand naît l’envie d’écrire, l’envie de tout me dire, je vaque dans la ville, je file et me défile.

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Sur le quai du métro, Paris 11ème
(« L’envie d’écrire », de Laurie Darmon)
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Ça m’a toujours sidérée cette façon qu’ont les gens de trouver partout, tout de suite, leur place, comme si elle n’attendait qu’eux et que c’était la chose la plus évidente du monde. Moi, je ne sais jamais où est ma place.

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Chez Lui, Rue Saint-Maur, Paris 11ème
(« Rien de grave », de Justine Lévy)

Tu es l’entre-deux, la note suspendue, l’équilibre fragile. Tu es le vacillement qui contient la chute, tu es le fa dièse qui frôle le sol, un presque sol, tu es la défaillance retenue d’extrême justesse, tu es le bord de l’abîme. Tu es ce qui pourrait être et qui n’est pas, tu es un possible. Tu es cette note en mouvement obligé vers une autre, qui voudrait se confondre avec elle, et qui ne se confond pas. Tu es la note sensible.

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Sur les murs d’une cave, rue Saint-Maur, Paris 11ème
(« La note sensible », de Valentine Goby)