Tu es l’entre-deux, la note suspendue, l’équilibre fragile. Tu es le vacillement qui contient la chute, tu es le fa dièse qui frôle le sol, un presque sol, tu es la défaillance retenue d’extrême justesse, tu es le bord de l’abîme. Tu es ce qui pourrait être et qui n’est pas, tu es un possible. Tu es cette note en mouvement obligé vers une autre, qui voudrait se confondre avec elle, et qui ne se confond pas. Tu es la note sensible.

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Sur les murs d’une cave, rue Saint-Maur, Paris 11ème
(« La note sensible », de Valentine Goby)
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